#balancetontravailsocial
France 3 grand Est a réalisé un reportage de la marche blanche samedi dernier à la mémoire de notre collègue conseillère en économie sociale familiale Audrey Adam.
Cette manifestation a réuni près d’un millier de personnes. La journaliste Leila Salhi donne la parole à plusieurs travailleurs sociaux présents sur place. Ce drame qui survient sur fond de dégradation des conditions de travail écrit-elle : “C’est difficile, on se sent trop peu considérés, nous les travailleurs sociaux. Alors qu’on se donne beaucoup, notre métier on l’aime”, déplore une collègue d’Audrey Adam, présente à la marche blanche. Un malaise effectivement ressenti par l’ensemble de la profession.
L’onde de choc a dépassé les frontières de l’Aube.
Sept professionnel(le)s, originaires de toute la France, viennent tout juste de créer un collectif pour rendre hommage à Audrey Adam et alerter sur les réalités d’un métier qu’ils jugent trop souvent méprisé. La journaliste présente dans son article le collectif Travail Social de Demain qui est à l’initiative d’une pétition qui a recueilli plus de 41000 signatures.
Combien de situations de ce type n’ont aucun écho et restent confidentiels tout simplement parce que les travailleurs sociaux préfèrent ne rien dire ?
C’est aussi une réalité. Une bousculade, un coup porté, une menace de mort… Ce genre de fait, s’il se banalise, entre dans ce que certains considèrent comme des risques du métier. Or il ne faut jamais banaliser une menace, encore moins une agression physique. Problème, les professionnels, une fois l’acte passé ont souvent tendance à minimiser les faits.
En tout cas, le groupe Facebook Travail Social de Demain pose une bonne question : « Et si nous arrêtions de nous taire? »
Et si nous partagions les violences professionnelles que nous pouvons subir ? il a mis en ligne un hastag #balancetontravailsocial pour que les travailleurs sociaux puissent se faire entendre. Vous pouvez poster et partager sur vos réseaux sociaux (en précisant le #), vos témoignages qu’ils soient anonymes ou pas. Si vous préférez l’anonymat
N’hésitez pas à écrire sur le compte Facebook Travail Social de Demain pour qu’il puisse si vous le souhaitez relayer votre parole, « de manière anonyme ou pas ».